Denis Darzacq est né en 1961, il vit et travaille à Paris. Diplômé de l’ENSAD en 1986, il débute la photographie en suivant la scène rock et devient également photographe de plateau sur de nombreux longs métrages. A partir de 1989, il collabore régulièrement avec Libération et plus globalement avec la presse française. Il devient membre de l’agence VU en 1997. A partir de 1995, son travail photographique le porte à s’intéresser aux interactions des individus issus de minorités avec la société, qu’elles soient sociales et ethniques (Bobigny, 2000 ; Nus, 2003 ; La Chute, 2006 ; Hyper, 2010), sexuelles (Only Heaven, 1995) ou encore physiques ou psychiques (Act 1 et Act 2, 2010-2015). Dans une recherche d’équilibre, véritable métaphore politique, le corps des modèles vient prendre position dans le cadre. Ses photographies sont construites sur des réalités paradoxales qu’il s’emploie à faire dialoguer.
Depuis 2014, ces questionnements ont pris un développement nouveau par la réalisation de films (La visite du Louvre, 2016 ; Comme un Seul Homme, 2014 ; Sisyphe, 2019) et la création d’installations vidéos (La ronde, 2017 et Rise, 2019).
Parallèlement à ces travaux qui incluent systématiquement la figure humaine, il déploie depuis une dizaine d’années un travail photographique autour d’objets qu’il met en scène dans des environnements neutres (Recomposition, 2010 ; Contreformes, 2015 ; Absences, 2018 ; Apories, 2021). Ces photographies, dans une volonté de libérer du devoir d’informer, concrètes et abstraites à la fois, questionnent la matérialité et le sens des images. Depuis peu, de photographies de corps ou d’objets sculpturaux, il est passé à la réalisation de sculptures (Les trophées, 2019 et Feuilles, 2021).
Distinctions
Lauréat de la commande photographique de la Bibliothèque Nationale de France “Regard sur un pays traversé par la crise sanitaire”, 2022. Son travail a été salué par de nombreux prix dont le Prix Niépce 2012, le World press photo 2007, catégorie « Stories » Arts & Entertainment (La Chute) et le Prix Altadis en 2000.
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