Avec « Vagues célestes », Yanieb Fabre poursuit son exploration d’une co-création avec la nature, laissant les éléments participer pleinement à l’acte artistique. La toile, initialement travaillée à l’huile en atelier, est volontairement immergée dans la mer pendant trois jours, lestée de galets. Sous l’effet du sel, des courants et des frottements du sable, la surface s’érode et se transforme, tissant une dentelle organique de craquelures et d’accidents.
Reprise ensuite par l’artiste, la toile conserve ces marques naturelles : des couches de matières se superposent, révélant un entrelacs de verts, de bleus, d’ocre pâle et de blancs, évoquant à la fois des rivages, des fonds marins et des ciels changeants. La lumière semble filtrer à travers la matière, conférant à l’ensemble une impression de flottement, comme si les vagues avaient figé un instant suspendu.
Cette œuvre invite à contempler le passage du temps, l’impermanence et la puissance silencieuse des éléments, offrant une méditation visuelle entre terre, mer et ciel.